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Cours de langue
Cours de provençal :
- débutants : le premier lundi du mois de 15 h à 18 h ;
- avancés : le second lundi du mois
de 15 h à 18 h.
A la Maison de la vie associative.
Entre-senhas :
ieoarle@free.fr.
 

Adhésion
Adhésion à adresser au Ceucle occitan dau país d’Arle accompagné du règlement
(chèque à l’ordre du Cercle occitan du pays d’Arles)
Cotisation 2019 avec l’abonnement à la revue de l’IEO "Anem ! Occitans !" :
Individuel : 30 € - Couple : 38 € - Etudiant : 12 € - Association : 38 €.
Sans l’abonnement : Individuel : 15 € - Couple : 26 €
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Bienvenue au Ceucle occitan dau país d'Arle

Le Cercle occitan du pays d’Arles est une association affiliée à l’Institut d’études occitanes. Fondé en 1945, l’IEO a pour but la défense et le développement de la langue et de la culture occitanes. Il a été reconnu d’utilité publique en 1949 et agréé « Jeunesse et éducation populaire » en 1986. L’IEO est représenté au niveau régional (IEO-PACA) et au niveau départemental (section des Bouches-du-Rhône).

Le Cercle occitan du pays d’Arles entend intervenir dans tout domaine se rapportant à la langue et à la culture occitanes dans leur ensemble et dans les aspects particuliers qu’elles prennent dans le pays d'Arles.

Comme les autres langues régionales, l’occitan constitue un patrimoine menacé. Il est nécessaire – et urgent – de créer un environnement favorable à la transmission orale et écrite de cette langue, en lui donnant toute sa place dans la vie publique, dans l’enseignement, dans les médias, dans la création artistique et littéraire.

Le Cercle occitan du pays d’Arles est disponible pour collaborer avec toute association, collectivité ou entreprise intéressée par l’utilisation de cette langue.

Siège : Maison de la vie associative - Boulevard des Lices - 13200 Arles    /   Courriel : ieo.arle@free.fr



Vient de paraître

Philippe Martel :
"Histoire de l'Occitanie : le point de vue occitan"

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L'Occitanie, espace linguistique et culturel,
te naturellement espace de comunication.
Ed. Yoran, 2019. 448 p., 12 €.

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Aquò d’Aquí, qu'es aquò ?
Le seul mensuel bilingue provençal / français
d’actualité régionale, avec une édition papier
(24 p. tout en couleur) et un site informatique


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Dans chaque numéro, des articles sur l'actualité régionale :
société, économie, environnement, culture...
en occitan et en français.
Après plus de 300 numéros parus, l'existence d’ Aquò d’Aquí
est menacée par une baisse de subventions.
Afin qu'il puisse continuer à paraître, il a besoin
du soutien de tous ceux qui veulent donner un avenir à
la langue occitane dans ses différentes variétés.
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Pascaline BARTHELEMY / Aquò d’Aquí
20, Boulevard Bonniot, 13 012 Marseille

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Le "Lexique français-occitan de la course camarguaise"
de Lise Gros

est disponible à l'Office du tourisme d'Arles

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Manifeste affirmant le caractère un et divers
de la langue d'Oc

Nous, soussignés acteurs culturels, écrivains et usagers de cette langue, affirmons publiquement notre attachement à cette notion absolument évidente: la langue d'Oc est à la fois une et diverse. Notre culture fonctionne comme un vaste ensemble non hiérarchisé "des Alpes aux Pyrénées", "de la mer bleue à la mer verte" - selon les termes de Frédéric Mistral - en cultivant sa merveilleuse diversité qui constitue une de ses originalités et ne s'oppose en rien à cette ambiance d'unité qui a toujours été la sienne. Manifeste à l'initiative de la section de langue d'Oc du "PEN club international", association mondiale des écrivains pour la liberté d'expression. Pour signer, retrouvez le lien en cliquant ici.

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Pour la langue occitane :
toujours plus nombreux !
Au moins 25 000 personnes ont manifesté à Toulouse
le 31 mars 2012.

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Des échos sur le site Anem oc !

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« Il n'est venu à l'idée de personne de tomber une cathédrale. Notre langue est plus qu'une cathédrale. Pourquoi alors y a-t-il autant de gens qui s'emploient à la démolir... »

Jean Boudou, Le Livre des Grands Jours.

Né à Crespin (Aveyron) en 1920, mort à Alger en 1975, Boudou est l'un des grands écrivains de la littérature occitane moderne. Robert Marti, ancien président de l'IEO, dit de lui : "A cent lieues de tout régionalisme et de toute nostalgie, il nous a offert une oeuvre d'une grande force pour dire dans notre langue la condition humaine." (Anem ! Occitans !, mars de 2010).



« Peut-on sauver les langues en danger ? »

« (…) la sauvegarde des langues en danger ne doit pas être l'affaire des seuls linguistes. La mort d'une langue précède souvent celle de toute une culture, dont elle est l'expression la plus directe. Considérer que la communication entre les peuples et surtout leur degré d'intercompréhension se verraient facilités par la réduction drastique du nombre de langues parlées dans le monde est un non-sens. La diversité culturelle est essentielle aux sociétés. (…) Alors, que faire, comment sauver ces langues en danger ? En premier lieu, en luttant contre l'indifférence générale qui entoure cette agonie linguistique. Lorsque des actions vigoureuses ont été entreprises, par exemple pour sauver le maori en Nouvelle-Zélande, il y a quelques années, elles ont été couronnées de succès. Encore faut-il que des associations internationales puissantes prennent conscience du problème, comme elles sont aujourd'hui convaincues de la nécessité de lutter contre l'érosion de la biodiversité. Au même titre que celle-ci, que le changement climatique ou que la désertification, la sauvegarde des langues en danger constitue un enjeu majeur pour notre avenir. »

Alain Peyraube, L'Homme au 6000 langues, in Aux origines des langues et du langage, Fayard, 2006, p. 460-461.

A. Peyraube est linguiste, directeur de recherche au CNRS et directeur d'études à l'Ecole des hautes études en sciences sociales.

"Ce n'est pas ma langue !"
Extraits d'un texte de Joan de Cantalausa (1925-2006), de son vrai nom Louis Combas. C'était un grand savant, qui parlait de nombreuses langues et qui a beaucoup voyagé. Outre ses oeuvres personnelles, il a traduit en occitan plus d'un auteur (Giono, Daudet, Kipling, Steinbeck...), les Evangiles, des bandes dessinées d'Astérix... En 2003 est paru son Diccionari general occitan (100 000 entrées).

« Ce n’est pas ma langue ! » Je n’ai jamais entendu cette exclamation dans aucun pays dont je connais le parler ; aucun Allemand, aucun Anglais, Portugais, aucun Italien, Espagnol, aucun Français ne me lâcha jamais cette ânerie en parlant d’un dialecte autre que le sien ; toutes les langues ont des dialectes.

Un dialecte est une façon de parler un peu différente d’un dialecte voisin : un Marseillais ne parle pas le français comme un Lyonnais - je pense à Marius et à Monsieur Brun de Marcel Pagnol - un Toulousain ne parle pas non plus le français comme un Auvergnat, ni un Albigeois comme un Parisien… Il ne viendrait pas à l’idée à aucun de ceux-ci, ni pour tous ceux-ci, de crier qu’il ne comprend pas le français. Ceci ne veut pas dire qu’il n’y ait jamais quelque imbécile qui se moque du parler des autres, et, nous n’avons qu’à monter à Paris pour en faire l’expérience…

Donc, des dialectes il en existe dans toutes les langues : une simple différence de mots, d’expressions ou d’intonations. Il y en a tant et plus en anglais, en allemand, en espagnol…comme en occitan, entre deux régions différentes, entre deux villes plus ou moins éloignées et même entre deux villages voisins.

Pourquoi donc entendons-nous si souvent chez nous : « Ce n’est pas ma langue !»  quand un Occitan critique une expression ou une intonation de son voisin ? Parce-que, comme tous les autres illettrés du monde entier qui parlent leur langue sans savoir l’écrire ni la lire, nous ne connaissons que les 350 ou 450 termes du pauvre et maigre parler de chaque jour ; oui bien que les 350 ou 450 mots du vocabulaire occitan des 450 000 mots (dérivés compris) ; 450 000 ! Autant qu’en anglais, deux fois plus qu’en français.

Les chiffres de 350 ou 450 sont les statistiques officielles établies pour toutes les langues des illettrés du monde entier qui parlent leur langue sans la savoir lire ni écrire. C’est notre cas, car nous n’apprîmes pas l’occitan à l’école qui nous défendit, à coups de punitions et de mensonges, de continuer à parler notre langue maternelle-miracle, la première langue européenne après le latin.

C’est pour cette raison que, chaque fois qu’un mot occitan, ou une expression, ou une intonation… ne ressemble pas exactement à notre façon de parler, le honteux « Ce n’est pas ma langue ! », nous échappe ;

Il nous faut cesser de parler ainsi, car tout ce qui est occitan nous appartient à tous, que ce soit du provençal, du gascon, du limousin, de l’auvergnat... ou du languedocien. De plus, nous devons comprendre, que les 350 mots de la montagne ne sont pas les 350 mots de la mer, que les 350 mots des ouvriers ne sont pas les 350 mots des paysans...

Si nous voulons sauver notre langue, notre personnalité, notre richesse, notre avenir, (je ne dis pas notre passé, car le passé est le passé et qu’il ne faut pas regarder en arrière) et si nous voulons être quelqu’un et peser sur le futur, il nous faut cesser de dire que la langue de nos voisins n’est pas notre langue ! Les 450 000 mots occitans sont le patrimoine commun de tous les Occitans, de Culan à la Val d’Aran, de Nice à Bordeaux... sans oublier notre jumelle la Catalogne : 25 millions d’habitants qui, à la différence des 380 000 Maltais, n’ont pas de statut linguistique en Europe. Continuer à nous chercher noises et querelles serait signer notre mort.

Cantalausa.



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